Shadowgate


Résumé :
Type : Point & clic    Référence : NES-3S-FRA/FRA

État dans ma collection :
Boite : Oui   Notice : Oui   État général : Moyen


Ce jeu a une saveur particulière pour moi. En plus d'être mon premier « point & clic », il est le symbole de mon enfance de gamer. Il résume bien le coté convivial qui s'est perdu aujourd'hui avec internet et la présence surabondante de tutoriels. (Mon dieu ! Je parle comme un vieux !)


Je l'ai acheté de façon toute bête dans un magasin de jeux d'occasion. Au début je n'étais pas rassuré car au dos de la boîte les écrans présentaient des textes en anglais. Mais le vendeur m'a garantis les textes en français et c'était, fort heureusement, bien le cas. C'est assez rare pour les jeux de l'époque, mon anglais à ce moment là était plus que moyen, c'était donc un point positif. Avec du recule, je remarque maintenant quelques erreurs de traduction comme la « chambre qui repose contre un mur » une confusion entre « broom » : un balais et « room » : la chambre.


Une fois enfiché dans la console je tombe directement amoureux de cette ambiance, ces musiques, ces décors. Ce jeu était vraiment difficile mais heureusement la sauvegarde sur batterie était là et en plus marchait de façon automatique. Faut dire que le rythme tranquille inhérent aux jeux de ce type ne devait pas poser de problème. Enfin… Tranquille… Pas toujours ! Parfois le stress viens à monter quand la torche commence à s’affaiblir et que la musique deviens nasillarde et stressante. Car oui, une torche éteinte engendrait directement un game-over lors du mouvement suivant. Faut dire que les morts dans ce jeu ne manquaient pas d'idée, souvent tordue d’ailleurs, et le moindre faux pas était rapidement punis.

Du coups, les énigmes tordues arrivaient souvent à bout de mes forces. Fort heureusement, j'avais mon meilleur ami d'enfance qui possédait une NES aussi et que j'avais réussi à convaincre du potentiel de ce jeu. Comme j'étais bloqué, je ramenais donc la cartouche à l'école et je la lui passait. Quand c'était à son tour d'être bloqué il me rendait le jeu et ainsi de suite. Chacun avait sa sauvegarde avec interdiction de toucher à celle de l'autre. Mais il nous arrivait de nous donner des indices sur la façon dont on avait réussi à progresser. Je me souviens d'être resté longtemps bloqué avec une bague caché dans un arbre… Mais bon, vous le découvrirez vous même en y jouant.


Finalement on a réussi à le finir, sans internet, sans magazine, sans game-génie non plus. J'étais même un peu triste car en redémarrant une partie je me suis vite rendu compte que je n'arrivais pas à oublier les solutions et je suis sûr que c'est encore le cas si j'y rejoue aujourd'hui. Je rêvassais du jour ou je trouverais une suite à ce jeu. L'envie était tellement forte que j'avais réalisé un jeu de société moi même dans une boite à chaussure. Ça mélangeais un genre de « livre dont vous êtes le héros » avec un damier entouré de décors. Ce n'est que bien des années plus tard que je découvrais Shadowgate 64. Mais si l'ambiance et les énigmes tordues étaient bien là, il manquait quelques chose à ce titre… Sans doute la nostalgie de le partager avec quelqu'un remplacé par des soluces sur internet. Bref, ce n'était pas pareil et je n'ai pas eu le même plaisir à jouer cette suite.

En conclusion

Shadowgate n'est pas le meilleur titre de NES, c'est vrai mais il représente beaucoup pour moi, c'est un peu le symbole de mon enfance. D'ailleurs j'ai pris la drôle d'habitude de ranger mes jeux préférés sur les étagères les plus hautes de ma collection et Shadowgate y a une bonne place. D'ailleurs, en bonus, je me souviens des énigmes d'un sphinx auquel il fallait répondre en donnant l'objet correspondant :

« D'abord brûlé, battu, noyé et percé par des clous, ensuite écrasé par des bêtes au long museau. Le sais-tu ? »

« Il y a des villes, mais pas de maisons. Des forêts mais pas d'arbres. Des rivières sans poissons. Le sais-tu ? »

« Je n'ai pas d'yeux, mais j'ai vu, des pensées j'ai eu, blanc et vide maintenant je suis. Le sais-tu ? »

Alors ? Vous arriveriez à passer le Sphinx ?